Nuggets de poulet : sans gluten et sans lait

recette pour allergie - nuggets sans lait et sans gluten
Nuggets de poulet : sans gluten et sans lait

Préparation

15 mins

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Temps de cuisson

12 mins

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Nbre de parts

4

Nuggets de poulet : sans gluten et sans lait

Difficulté

Facile

recette pour allergie - nuggets sans lait et sans gluten

Ingrédients

4 blancs de poulet de 120g chacun environ
4 oeufs
120g de semoule fine de maïs (type polenta) ou de tapioca
4 cuillères à soupe de graines de fenouil ou de noisettes concassées
Sel
Poivre

Nuggets de poulet : sans gluten et sans lait
Nuggets de poulet : sans gluten et sans lait

Étape 1 : la panure

Découper en cubes les blancs de poulet.

Dans une assiette creuse préparer la panure sans gluten : verser la semoule ou le tapioca, les graines de fenouil ou les noisettes concassées et le sel. (Les enfants préfèrent en général version avec noisettes, mais attention à ne pas le faire s’il est allergique aux fruits à coque).

Dans un bol battre l’oeuf.

Enrober les cubes de viande dans l’oeuf puis dans la panure. S’aider d’une cuillère pour que la panure adhère à toutes les faces des cubes.

Étape 2 : la cuisson

Dans une poêle ou dans une sauteuse faire chauffer l’huile. Faire sauter les nuggets à feu doux pour permettre à la viande de cuire. 

Compter environ 12 minutes de cuisson, ils doivent prendre une couleur dorée. 

Avant de déguster assaisonner avec un peu de poivre.

Allergies : Prendre de nouvelles habitudes & Devenir organisée !

enfant fort pour vivre avec l'allergie

Vous venez de découvrir l’allergie alimentaire de votre enfant? Alors, préparez vous au changement! 

Qui dit allergie alimentaire, dit forcément changement des habitudes.

Même lorsque notre enfant ne présente une allergie qu’à un seul aliment, le quotidien est tout de même bouleversé. Alors imaginez quand une maman est confrontée à 10 allergènes, voire 20 ou 30 (oui, oui cela existe) ! Il est vrai aussi que certains allergènes sont plus faciles à éradiquer de notre quotidien, comme l’ananas par exemple, mais la vigilance, elle, reste toujours aussi présente car les compositions de produits sont parfois surprenantes.

La première des difficultés que nous pouvons rencontrer est de réussir à avoir le bon diagnostic et de savoir de quoi exactement souffre notre enfant et à quel aliment il réagit. Nous l’avons déjà abordé dans cet article.

La deuxième est ensuite de convaincre l’entourage que, non, nous ne couvons pas trop nos enfants. Sujet épineux mais au combien important.

La 3e est de bien sensibiliser les différentes collectivités auxquelles notre enfant va être confronté pour s’assurer du zéro accident, en s’aidant notamment du PAI.

Mais au-delà de ces conditions, dirons-nous générales, pour que notre enfant aille bien, tout le quotidien est modifié :

  • Nouveaux repas à préparer, avec de nouveaux ingrédients et de nouvelles recettes à tester
  • Nouvelles façons de faire les courses
  • Nouvelles craintes
  • Nouvelle organisation

On peut aimer la nouveauté, certes. Mais là, cela fait beaucoup d’un coup, et surtout il n’y a pas de période de transition possible. Le changement c’est maintenant, dirait un certain monsieur politique. Et en termes d’allergies alimentaires, il n’y a aucun doute à ce sujet. Il n’est pas possible de se dire que nous allons prendre le temps, de bien peser les pour et les contre de ces nouveautés, nous n’avons pas le choix !

Exit le lait de vache, si présent dans l’alimentation classique ! Exit les œufs dans la confection de tous nos gâteaux pâtissiers ! Exit l’huile d’arachide présente dans tellement de gâteaux industriels !

allergies alimentaires chez l'enfant changement habitude

Allergies et courses alimentaires : le parcours du combattant

Mais alors comment fait-on ?

Et bien, pas d’autres choix que de trouver des substituts à ces ingrédients. Et aussi, et surtout, pas d’autres choix que de décortiquer TOUTES les étiquettes des produits que nous achetons. Je reviendrai sur les substituts et sur la lecture des étiquettes dans de futurs articles.

Ces changements impliquent une nouvelle organisation et c’est là le maître mot de la maman d’enfant allergique : l’ORGANISATION.

Préparer les repas en avance au quotidien si le PAI l’oblige, ne pas pouvoir aller au restaurant sans se renseigner sur les menus, ne pas pouvoir partir en vacances sans s’assurer de pouvoir trouver des aliments sur place pour son enfant, avoir toujours peur de manquer des ingrédients importants pour préparer le gâteau préféré du petit dernier allergique à l’œuf, etc… Autant de situations qui nous empêchent, nous parents d’enfants allergiques, de laisser la place à la spontanéité et l’impromptu.

Si vous venez d’apprendre que votre enfant a une allergie alimentaire, vous allez devenir la reine de l’organisation pour que votre enfant ne manque jamais de rien, et soit comme tous ses copains. Et c’est une reine de l’absence d’organisation qui vous le dit ! Oui, je n’étais pas du genre à tout prévoir niveau alimentaire. Les courses au dernier moment pour le repas du soir car j’avais oublié, cela m’arrivait très souvent, au grand dam de mes garçons qui en avaient franchement marre de visiter les supermarchés ou supérettes vers 18H. Ou alors un petit sandwich sur le pouce le vendredi soir car je n’avais pas envie de cuisiner, ça aussi cela arrivait souvent, et cette fois pour le plus grand bonheur de mes garçons 😉 Aujourd’hui, tout ça a changé ! Même si j’ai quelques moments de relâche, je peux me les permettre car j’ai anticipé et prévu des stocks suffisants pour ma fille :

  • Laits végétaux et farine autre que de blé dans notre cas sont toujours présents dans les placards : au cas où.
  • Viande autre que de la viande bovine également au congel si besoin de dernière minute.
  • Les gâteaux sans PLV en large stock dans le placard de ma fille, avec ses petits pots sans lait pour anticiper les manques de motivation à cuisiner.

En dehors de l’organisation, la découverte de l’allergie alimentaire d’un de vos enfants va aussi avoir un impact important sur ce que vous mangez. Et oui, vous lisez les étiquettes et découvrez donc tout un tas d’ingrédients étranges, inconnus, composés de lettres et de chiffres. Vous allez donc rapidement vous rendre compte que vous allez chercher des aliments avec le moins possible d’additifs, de choses superflues et où la liste d’ingrédients est réduite. Vous allez mieux manger globalement grâce à l’allergie ! Un point positif pour elle tout de même J

Beaucoup vous diront aussi qu’il vaut mieux tout préparer maison, et ces personnes auront raison ! Maintenant, lorsqu’on est comme moi, et que le tout prêt dépanne bien, que ce soit au quotidien ou en vacances, des alternatives saines au fait maison existent !

Happy Lolie s’engage à vous faire découvrir ces alternatives pour vous faciliter l’allergie !

Sans jamais vous imposer une nouvelle contrainte : celle d’être la parfaite cuisinière 😉 Nous avons le droit d’être maman d’enfant allergique sans pour autant être la reine des fourneaux !

Convaincre l’entourage des allergies alimentaires de nos enfants

convaincre l'entourage pour la vigilance à l'allergie

Que celui ou celle qui a déjà eu la remarque : « On peut lui en donner juste un petit peu, ça ne pourra pas lui faire du mal », lève le doigt ! Et oui, depuis mon écran d’ordinateur, je vois beaucoup de doigts levés… Et si quelqu’un ne l’a pas levé, qu’il ou elle me contacte vite, je veux connaître ses proches qui sont vraiment des êtres exceptionnels 😉

Et oui, nous avons déjà abordé ce sujet, mais tout le monde ne connaît pas les allergies alimentaires, les différents niveaux de réactions possibles, les conséquences sur la santé, sur la vie, sur le quotidien, sur le budget, etc. Beaucoup peuvent croire que nous exagérons, que c’est nous qui avons un problème, que nous couvons trop nos enfants. Je vous vois sourire, vous derrière votre écran, oui, vous me comprenez …

vivre avec l'allergie - convaincre notre entourage

A tout cet entourage « bienveillant », que pouvons-nous lui dire ?

Oui, nous couvons nos enfants, car oui, nous ne souhaitons pas qu’il fasse un choc anaphylactique après avoir mangé des M&M’s. Oui, nous couvons nos enfants car nous ne voulons pas qu’il ait mal au ventre pendant 10 jours après avoir mangé une noisette de beurre dans une purée. Oui nous couvons notre enfant car nous ne voulons pas qu’il se gratte pendant des jours après avoir été dans une pièce où du poisson était cuisiné. Pour toutes ces raisons, nous couvons nos enfants, mais comme n’importe quelle maman qui ne veut pas que son enfant soit malade. 

L’allergie alimentaire est méconnue, invisible, et sous-estimée. Ces 3 caractéristiques poussent à une extrême vigilance de la part des parents. Une forte sensibilisation au sujet est nécessaire auprès des personnes pouvant être à même de garder son enfant : grands-parents, oncles et tantes, amis. La confirmation du diagnostic par un professionnel médical aide aussi l’entourage à prendre au sérieux cette maladie invisible. Souvent aussi malheureusement, tant que l’entourage n’a pas été témoin d’une réaction allergique, la gravité de la situation n’a pas été prise en compte. J’ai eu des témoignages de mamans m’indiquant que leur père ou leur belle-mère avait enfin compris l’allergie de leur enfant quand ils ont été témoins du choc anaphylactique de celui-ci. C’est tout de même dommage d’en arriver là pour être pris au sérieux et que tout son entourage soit sensible à la question. Nous n’allons pas provoquer des réactions et jouer avec la santé de nos enfants pour être cru(e)s…

L’autre problème est aussi de bien faire intégrer la problématique allergie alimentaire à son entourage, surtout si vous confiez votre enfant pendant une ou plusieurs journées et que la personne en question devra faire attention à son alimentation pendant plusieurs repas. Il ou elle devra s’assurer à chaque repas de ne pas donner d’allergène à votre enfant. S’assurer donc des compositions des produits achetés, d’éviter les grignotages pris sans surveillance quand ils sont encore petits, etc.. 

Petite anecdote vécue il y a quelques mois

Je vais vous parler d’un exemple personnel. Désolée Belle-maman si vous me lisez mais la situation exprimera parfaitement le point évoqué ci-dessus 😉

J’ai confié ma fille (qui avait alors 18 mois) à ma belle-mère pendant les vacances de la crèche. Je lui donne toujours un papier avec les différents repas à lui donner, traitements médicaux s’il y en a, etc. Normalement, je notais toujours sur le papier : « pas de lait, pas de bœuf, pas de veau ». Ce n’était pas la première fois qu’elle la gardait et donc cette fois si, je me suis dit que le sujet ayant été plusieurs fois abordé, je n’avais plus besoin de le préciser. Je viens récupérer ma fille le soir et demande comment s’est passée la journée. « Très bien m’a-t-elle dit, et à midi elle a dévoré ! Elle a mangé toute son assiette de légumes et s’est régalée avec le rosbeef, j’ai dû l’arrêter ! »

Ma tête s’est décomposée…. Arrêt sur images : «Quoi, vous lui avez donné du rosbeef ???? »

Et là, la prise de conscience de ma belle-mère est arrivée très rapidement et elle a eu très peur…. Je vous passe la suite de la discussion qui s’est bien terminée je vous rassure. Heureusement, les réactions de ma fille au bœuf ne sont pas vitales. Elle a fait une grosse réaction cutanée sur le visage autour de la bouche pendant quelques jours. « L’accident » ne se reproduira plus.

Je vous raconte cette anecdote pour vous dire qu’il faut sans cesse répéter, répéter et encore répéter, au risque encore une fois de passer pour la pénible de service, celle qui couve trop ses enfants… Mais qui a toutes les raisons de le faire.

Pour les réticents, ne leur confiez pas vos enfants… Ne laissez vos enfants qu’à des personnes en qui vous avez toute confiance. Si vous n’avez pas le choix, alors répétez et expliquez les conséquences de l’ingestion d’allergène sur sa santé et son bien-être. Vous pouvez même faire lire à vos proches cette épisode vécu avec ma belle-mère! Nous ne pouvons pas mettre en place de PAI avec les proches, alors il en faut au moins un moral pour que la personne sache bien à quoi elle s’engage. Si vous voulez être serein en laissant votre enfant, il faut vraiment que ce contrat moral soit bien établi. Par exemple, reprenons ma belle-mère, au tout début, elle ne se sentait pas de préparer les repas de ma fille quand je lui confiais. Elle avait trop peur de se tromper. Je lui fournissais donc le tout, même si je m’absentais plusieurs jours. Je préférais cela mille fois plutôt qu’elle me la prenne et ne soit pas en confiance. Aujourd’hui, malgré cet accident « bœuf », et après de nombreuses discussions et explications, je lui laisse ma fille en toute confiance.

Pancakes fourrés à la framboise sans gluten (option sans lait de vache)

recette pancakes à la framboise sans
Pancakes fourrés à la framboise sans gluten (option sans lait de vache)

Préparation

20 mins

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Temps de cuisson

25 mins

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Nbre de parts

4/5

Pancakes fourrés à la framboise sans gluten (option sans lait de vache)

Difficulté

Facile

recette pancakes à la framboise sans

Ingrédients

2 oeufs
90 g de Maïzena
60 g de farine de châtaigne
1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude
25 g de sucre en poudre
150 ml de lait ½ écrémé (ou de lait végétal à l’amande ou riz selon les goûts)
Huile de tournesol
175g de framboises surgelées
10g de sirop d’agave
10g de graines de chia (facultatif)

Pancakes fourrés à la framboise sans gluten (option sans lait de vache)
Pancakes fourrés à la framboise sans gluten (option sans lait de vache)

Étape 1 : Purée de framboises

Placer les framboises dans une casserole et chauffer pour qu’elles dégèlent. Les écraser grossièrement avec une cuillère en bois et ajouter le sirop d’agave. Lorsque la texture est proche d’une purée, incorporer hors du feu les graines de chia et mélanger. Laisser reposer 2 heures.
Une fois la purée de framboises refroidie et épaissie, former des disques fins sur un papier cuisson. Réserver le plat au congélateur jusqu’à ce que les disques soient congelés.

Étape 2 : Pâte à pancakes

Mélangez la maïzena, la farine, le bicarbonate et le sucre.
Montez les blancs en neige bien fermes.
Ajoutez ensuite les deux jaunes d’oeufs puis le lait au fur et à mesure.
Enfin, ajoutez les blancs d’oeufs et mélangez délicatement.
Faites chauffer une poêle avec un peu d’huile et réaliser vos pancakes et placer un disque de purée de framboises surgelé au centre. Recouvrir d’un peu de pâte. Laisser cuire et retournez-les quand des petites bulles commencent à se former à la surface.

Le PAI : Qui? Quoi? Comment?

PAI et allergie alimentaire

Quand votre enfant allergique alimentaire intègre une collectivité, que ce soit en crèche ou à l’école, il convient de mettre en place un PAI. Un PAI est un Protocole d’Accueil Individualisé. Ce document va établir les règles à suivre pour la collectivité dans le cadre de l’accueil de votre enfant et préciser 2 points clés :

  • Les aliments qu'il ne doit PAS manger
  • La réaction à avoir et le traitement à donner en cas d'accident
  • Les précautions particulières à prendre
PAI scolaire à établir avec la collectivité

Comment établir un PAI entre vous et la collectivité?

Il faut en premier lieu que votre médecin vous établisse un PAI. Ce document va expliquer l’allergie de votre enfant, quelles sont les réactions susceptibles de se produire, et quels traitements donnés dans le cadre de l’ingestion du ou des allergènes. Votre médecin vous fournira également l’ordonnance des médecins à administrer en cas d’ingestion.
Une fois ce document entre vos mains, vous pouvez maintenant prendre RDV avec la collectivité qui va accueillir votre enfant allergique. Attention, pensez à tous les intervenants possibles en fonction de la structure accueillante : école, enseignants, mairie et personnel responsable de la cantine, société de restauration si besoin, médecin scolaire, médecin de la crèche, personnel et direction de la crèche, association qui gère la crèche par exemple, cuisinière de la crèche s’il y en a une. Même si vous ne rencontrez pas directement tous ces intervenants, il est important qu’ils soient tous sensibilisés à la problématique qu’ils vont rencontrer pour gérer au mieux l’allergie et éviter tout accident.

Ensuite à chaque collectivité son fonctionnement. Dans tous les cas, vous devez être en contact avec les personnes qui vont être responsables de la bonne application du PAI. Lors du ou des RDV, tout le document transmis par votre médecin va être passé en revu. Vous saurez ainsi si votre collectivité peut vous garantir des repas sans le ou les allergènes que votre enfant ne doit pas manger. 

Dans le cas où elle ne peut pas vous le garantir, ce sera à vous de prendre en charge la confection des repas et de les amener quotidiennement à l’école ou à la crèche. Nous parlons alors de paniers repas.Vous trouverez les informations nécessaires pour ces paniers repas ici.

Autre point important qui va être abordé est la conduite à tenir lors d’ingestion accidentelle de l’allergène, et les médicaments qui devront être administrés. L’objectif ici est de bien faire comprendre à vos interlocuteurs les conséquences d’un accident d’ingestion d’allergène sur la santé, voire même la vie de votre enfant allergique. Pour les enfants concernés par le risque de choc anaphylactique, il sera aussi important à ce moment-là de bien leur expliquer l’urgence absolue d’injecter la piqure d’adrénaline le plus rapidement possible. Souvent, les personnels encadrant ont peur de l’administrer alors qu’il vaut mieux l’injecter pour rien plutôt que de ne pas avoir piqué. Il n’y a besoin d ‘aucune formation médicale pour cette injection, juste savoir où piquer, dans le haut de la cuisse. Vous pouvez à l’occasion de ce rdv emporter avec vous un stylo testeur pour leur montrer la manipulation à suivre.

PAI : A quelle fréquence doit-il être renouvelé?

Le projet d’accueil individualisé définit les adaptations apportées à la scolarité de l’enfant ou de l’adolescent : régimes alimentaires, aménagements d’horaires, dispenses de certaines activités et activités de substitution. Il peut être élaboré pour permettre aux élèves atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période de poursuivre leur scolarité. Le PAI concerne une pathologie ou au trouble constaté pendant l’année scolaire. Sa durée de validité peut donc varier. Il peut être reconduit d’une année sur l’autre et être revu et adapté en cas d’évolution de la pathologie ou, par exemple, en prévision d’un voyage ou d’une sortie scolaire. Une fois les formalités théoriques établies viendra ensuite la pratique. Confectionner et apporter les repas de votre enfant allergique, et penser à la fameuse trousse de secours.

Qu'est-ce que la trousse de secours?

La trousse de secours est la trousse, le sac, l’étui, bref le contenant dans lequel se trouvent les médicaments indispensables à votre enfant allergique en cas d’ingestion accidentelle d’un ou d’allergènes. Selon les types d’allergies, vous pourrez y trouver des corticoïdes, de la ventoline, un antihistaminique, des sachets de réhydratation, et bien sûr le stylo injecteur d’adrénaline. Cette trousse de secours doit être présente au sein de la collectivité qui accueille votre enfant. Mais pensez bien à tous les endroits où votre enfant peut en avoir besoin : dans la classe lors des goûters d’anniversaire, à la cantine, aux activités périscolaires, garderie du matin et du soir. Veillez à ce que chacune des personnes responsable de votre enfant à un moment donné de sa journée sache toujours où se trouve sa trousse de secours. Mieux vaut être prudente et passer pour le ou la pénible de service, que de risquer la vie de votre enfant.

Il est possible de trouver plusieurs contenants sur internet pour ces fameuses trousses de secours. Happy Lolie vous en proposera également, personnalisée avec le prénom de votre enfant, dès septembre 2019. 

 

Comment diagnostiquer une allergie alimentaire?

Faire un diagnostic pour allergie alimentaire

Souvent, sur les réseaux sociaux, j’ai pu voir de nombreuses mamans demander comment allait se passer le RDV avec l’allergologue :

  • Que va-t-il lui faire?
  • Est-ce que mon enfant va avoir mal?
  • Est-ce que nous devons amener l'aliment soupçonné?
  • Est-ce que ce n'est pas dangereux?
  • Est-ce que je dois arrêter l’anti-histaminique avant le RDV ?

Je vais essayer avec cet article d’être la plus exhaustive possible sur les tests courants lors d’un rdv avec un allergologue pour aider au diagnostic de l’allergie alimentaire. 

Et pour répondre à une des question ci-dessus, OUI, pendant au moins une dizaine de jours avant votre rendez-vous, stoppez les antihistaminiques.

L'interrogatoire clinique

La première chose que va faire votre allergologue, lors du premier rendez-vous, va être de vous poser un tas de questions sur la santé de votre enfant, sa croissance, ses symptômes, les maladies qu’il a eues, comment mange-t-il, etc ? Si cet interrogatoire n’est pas conduit, changez de médecin ! En effet, vous verrez que parfois les résultats des tests sont de faux négatifs. La santé et les symptômes de votre enfant sont donc ceux à connaître pour l’allergologue et l’aider à poser son diagnostic. Cet interrogatoire est donc primordial et va aider le médecin à avancer dans la conduite du diagnostic. En fonction de vos réponses, il choisira les tests supplémentaires à effectuer.

comment faire le diagnostic d'une allergie ?

Les pricks tests

Peut-être en avez-vous déjà entendu parler mais sans réellement savoir en quoi ça consiste ? En pratique, l’allergologue va cibler, selon l’interrogatoire médical précédemment fait, les aliments à tester (ou d’autres allergènes de type respiratoire également). Il va ensuite, sur l’avant-bras de votre enfant, effectuer ces fameux pricks tests. A l’aide de petites fioles au bout de laquelle il y a une petite aiguille, il fait de petits « pics » dans la peau de votre enfant. Cela libère l’allergène sous la peau. L’allergologue va bien entendu noter à côté de chaque petite piqure ce qu’il a testé. Il doit toujours aussi mettre un pic témoin, donc sans allergène, pour comparer la réaction « sans » à celle avec potentiels allergènes. En effet, votre enfant a peut-être la peau sensible et va donc être tout rouge au niveau du témoin car il réagit un peu quand on lui pique le bras. Mais du coup, tous les autres vont aussi être tout rouge et votre enfant ne sera pas pour autant allergique. Ce qui va confirmer un diagnostic sera si la réaction est différente du témoin et surtout plus importante.

Une fois que les pricks tests sont faits, il faut maintenant attendre ! Entre 10 et 20 minutes. Et surtout il faut éviter que votre enfant se gratte pendant ce laps de temps ! Donc si réaction il y a, trouvez des occupations pour occuper son esprit ! Au bout de ces quelques minutes, l’allergologue va comparer les réactions avec aliments testés, à la réaction du témoin. S’il y a une réaction sur un ou plusieurs allergènes, le diagnostic sera facile pour l’allergologue, en faveur d’allergies alimentaires positives. Vous l’aurez compris, il s’agit là d’un moyen de tester les allergies immédiates.

Et là vous allez me dire, oui mais moi il est allergique mais pourtant négatif sur les pricks tests. Et bien oui c’est possible ! Dans le cas des allergies retardées, il est assez évident que la réaction ne se fera pas dans les 10 minutes. Si l’allergie de votre enfant est plutôt de type Seipa, donc digestive, il y a aussi peu de chances que sa peau réagisse. Mais cela reste possible. Ces tests permettent donc de confirmer une allergie, mais n’excluent pas pour autant le fait que votre enfant soit allergique.

Prenons l’exemple de ma fille, nous lui avons fait des pricks tests pour tester le lait bien sûr, les acariens, les chats, le pollen. Au bout des 10 minutes, seuls les acariens ressortaient positifs. En revanche, le lendemain en fin de journée, soit plus de 24h après le prick test, elle a commencé à être toute rouge au niveau du prick test du lait, et bien plus rouge que pour sa réaction aux acariens ! Pourtant, elle est allergique de type SEIPA, comme quoi, aucune règle ne semble toujours complètement fiable avec les allergies !

Dernier point pour rassurer les mamans et leurs enfants, ces petites piqures ne sont pas douloureuses, juste pénibles s’il y a réaction, car cela démange.

La prise de sang pour les IgE

Un autre moyen de détecter, là aussi, surtout les allergies immédiates, est la prise de sang pour évaluer le taux d’IgE spécifiques (immunoglobulines). Les IgE permettent de mesurer les anticorps impliqués dans une réaction allergique. Si le taux est supérieur en moyenne à 0,10 (à vérifier selon les laboratoires), votre enfant est sans doute allergique à l’allergène en question. Ici aussi, il s’agit principalement de tester les allergies immédiates. Les IgE ne pourront pas mesurer les allergies retardées.

Mais même pour les immédiates, là aussi il peut y avoir des faux négatifs.  Oui, le monde des allergies est vraiment très simple… Les symptômes de votre enfant, quand il s’agit d’allergie, sont vraiment la clé d’entrée du diagnostic !

Quelques informations pratiques : Pas besoin d’être à jeun, c’est douloureux comme une prise de sang peut l’être, donc tout dépend des sensibilités de chacun. Le plus dur étant parfois de tenir son enfant pour que cela ne lui fasse pas plus mal s’il se débat. Certains appliqueront un patch anesthésiant avant pour éviter toute douleur. Personnellement, je ne lui en ai pas mis et tout s’est bien passé pour elle à chaque fois qu’elle a eu des prises de sang (qui sont toujours revenues négatives d’ailleurs !)

Les patchs tests

Alors c’est quoi, cette histoire de patchs tests ? Pour l’instant, j’ai parlé d’aiguille, de piqure. Je vais maintenant parler d’adhésifs !

Cette fois, le procédé est différent. Avec cette méthode, on cherche à étudier comment réagit la peau au contact prolongé d’un allergène. Dans des petits disques ronds, on va mettre l’allergène, soit sous forme liquide si le médecin en a, soit en version « réelle ». Par exemple, pour ma fille, nous lui avons mis du lait de chèvre que j’avais acheté pour le tester spécifiquement. Puis on les colle sur la peau, dans le dos. L’allergologue doit toujours mettre un témoin également pour pouvoir comparer. On note bien quel aliment se situe où pour s’en souvenir au moment où il faudra enlever les patchs.

Puis, vous rentrez chez vous et vous attendez 48h. Au bout des 48h, vous enlevez les patchs de votre enfant. Vous attendez encore 24h, et seulement à ce moment-là, vous pouvez lire le résultat (même si, il faut bien le reconnaître, on peut déjà avoir un soupçon sur ce qui se passe quand on enlève les patchs). Donc, la lecture du résultat se fait au bout de 72h. Vous prenez une photo et vous l’envoyez au médecin. Ou mieux encore, vous aviez pris un RDV avec le médecin justement 72h après la pose pour pouvoir contrôler tout ça. Ainsi, vous n’aurez pas à attendre sa réponse par mail ou par téléphone, mais tous les médecins ne reprennent pas forcément rendez-vous 3 jours après, ça peut tomber sur un week-end, etc. Donc le mail c’est pas mal.

Petite information pratique, il faut éviter de tremper les patchs lors du test, donc privilégiez une douche rapide ou une petite toilette rapide si vraiment vous souhaitez laver votre enfant avant la lecture des résultats.

Avec ces résultats, l’allergologue va pouvoir affiner son diagnostic. Il arrive souvent que les pricks tests et les prises de sang soient négatifs, alors que les patchs seront positifs. Tout comme, il arrive que les patchs soient négatifs, mais la prise de sang positive. Vous l’aurez compris, même conclusion que pour chaque test : rien de tel que les symptômes de votre enfant pour clarifier un diagnostic !

Pour information, je vous mets la photo du dos de ma fille à la lecture des résultats. Je vous laisse deviner où se trouve le lait de vache… Désolée pour la mauvaise qualité des photos, elle bougeait beaucoup !

les patchs tests pour diagnostiquer une allergie
les pricks tests - bilan allergologue

Au-delà du bilan allergologique : parents faites-vous confiance!

Et oui, vous, parents, restez l’élément finalement le plus important. Les allergies évoluent vite, sous plein de formes différentes et donc les tests ne se sont pas forcément adaptés aussi vite que la maladie. Je sais bien qu’il est toujours plus rassurant d’avoir un diagnostic posé et validé par une méthode scientifique. Mais non, nous ne sommes pas folles : « vous voyez je n’étais pas en train de couver mon enfant, vous avez vu son taux (ou son dos, ou son bras). » Cela crédibilise notre discours de maman auprès des sceptiques de tout poil. Mais il faut aussi se dire que vous connaissez votre enfant, vous avez bien remarqué que lorsqu’il mange des œufs (du lait, du blé, de la moutarde, du poisson, etc), il se gratte comme un fou. Donc faites-vous confiance avant tout ! Et trouvez un super allergologue qui saura vous aider à soulager votre enfant et vous accompagner dans ce parcours du combattant.